Nos coups de cœur ...

Joseph Ponthus, À la ligne

Longtemps que je n’ai pas eu de coup de cœur, mais le livre de Joseph Ponthus "A la ligne ", lu d’un seul trait ...  Pas pu le lâcher !

Sa description du monde de l’usine en une longue phrase, sorte de poème scandé sur 272 pages va vous prendre aux tripes. Ce n’est pas du Zola, mais on pourrait y croire ...

Joseph Ponthus a obtenu en janvier le grand prix RTL-Lire 2019, une récompense hautement méritée.

CC

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Estelle-Sarah BULLE, Là ou les chiens aboient par la queue

Estelle

Une Guadeloupéenne quitte son village pour Pointe-à-Pitre. Et en fait le récit. Un roman vif et poétique.

Au bout de la route, reconnaissable à ses senteurs d’amande et de décomposition, il y a Morne-Galant. A peine un village, que les Guadeloupéens surnomment « là où les chiens aboient par la queue ». C’est dans ce trou perdu qu’est née Antoine, l’aînée de la famille Ezechiel, de son vrai prénom Apollone. Une sacrée fille, quittant sa famille à 16 ans pour se rendre à Pointe-à-Pitre avec son parapluie rouge, sa robe blanche et rien d’autre qu’un mouchoir usagé dans son réticule. On est encore dans les années 1940 et les taudis de la capitale semblent des merveilles à la gamine qui ne sait rien mais apprend vite. C’est avec elle que la narratrice, sa nièce, va traverser le temps et l’espace. Croisant Lucinde, l’autre tante, dont les doigts de couturière frétillent de talent. Des hommes aussi, un peu menteurs, un peu voleurs — comme Hilaire, qui gaspille sa monnaie pour avoir l’air cossu devant une famille qui n’a jamais accepté son mariage avec une Bretonne au teint clair.

Mais revenons à Apollone, alias Antoine. Elle mène le bal avec ses bavardages nourris de créole et de mots inventés pour faire chanter la phrase. Un jour comme les autres, elle quittera le pays, après quelques trafics et beaucoup de rêves brisés, et se retrouvera à Créteil dans un béton sans odeur… Ce premier roman bondissant traverse six décennies de métamorphoses antillaises avec un mélange de nostalgie et de lucidité. L’auteure balance entre fantasme et réalisme, dénuement et rêves impossibles. Elle dit la douleur de partir et l’envie de regarder l’avenir. Surtout, Estelle-Sarah Bulle dresse le portrait d’une héroïne libre et audacieuse en retrouvant sa voix musicale, lyrique, d’une beauté farouche et d’une poésie facétieuse.

Olivia de Lamberterie, Avec toutes mes sympathies

Olivia


"Avec toutes mes sympathies", dans ce roman autobiographique, la critique littéraire de Tele matin, rédactrice en chef du magazine ELLE, Olivia de Lamberterie, a écrit un bel hymne à l’amour fraternel, un hommage sincère et fort pour un homme que l’on regrette de ne pas avoir connu ! Alex était un être fantasque, charmeur et flamboyant, mais il s’est suicidé en se jetant d’un pont à Montreal.
C’est un beau livre, délicat, bouleversant et lumineux ! CC

Adeline Dieudonné, La vraie vie

Dieudonne

 

"La vraie vie" d’Adeline Dieudonné, un roman qu’on dévore, qu’on ne peut pas lacher ! Partagée parfois entre l’envie de continuer et la crainte d’aller plus loin, me protégeant du drame à venir que l’on sent poindre à chaque fin de phrase . L’atmosphère de ce livre nous oppresse, nous enferme, nous prend toute entière. Mais comme dans toute belle histoire, à travers la brume, il y a toujours un rai de lumière et d’espoir, diffus et rassurant.
Un vrai roman coup de poing ! CC

Hannelore Cayre : La Daronne

Une femme honnête et travailleuse qui élève seule ses enfants franchit un jour la ligne jaune en détournant une grande quantité de cannabis. Sans culpabilité ni effroi, elle devient la daronne.


Prix Le Point du polar européen 2017. ­Electre 2017

FS

Isabelle Carré : « Les rêveurs »

Quand l’enfance a pour décor les années 70 tout semble possible, mais pour cette famille de rêveurs, un peu déglinguée, formidablement touchante, le chemin de la liberté est périlleux.

Isabelle Carré dit les couleurs acidulées de l’époque, la découverte compliquée des adultes, leurs douloureuses métamorphoses, la force et la fragilité d’une jeune fille que le théâtre va révéler à elle-même.

Ce premier roman d’Isabelle Carré, très autobiographique est habité par une grâce naturelle, avec un charme indéniable.

A découvrir. CC

Faïza Guène : « Millenium blues »

Avec son nouveau roman on retrouve ce qu’on aime chez Faiza Guene, le respect de l’autre, la tolérance et un regard toujours juste sur l’époque. Des chroniques très touchantes pleines de nostalgie pour les années 90, les illusions perdues de Zouzou et Carmen, deux meilleures amies que la vie n’a pas épargnées. Les personnages se débrouillent comme ils peuvent avec leurs tracas et leur part d’ombre.

Faïza Guène raconte la difficulté de mener une existence sereine dans un monde qui ne fait pas de cadeaux. Mais l’amitié et l’amour viennent heureusement contrebalancer cette dureté

Ce cinquième roman de Faiza Guene est à l’image des précédents, attachant et sincère, ses chapitres courts, ses dialogues percutants, genre chroniques sur la vie de couple !

Un vrai plaisir de lecture ! CC

Elsa Osorio : Double fond

Le corps d'une femme est retrouvé sur une plage de Saint Nazaire. Suicide ? Meurtre ? Qui était vraiment cette femme d'origine argentine, connue comme médecin discrète, sans histoire, veuve depuis peu ?

On suit l'enquête d'une jeune journaliste qui a vu dans les circonstances de cette mort une similitude  avec les méthodes de tortionnaires de la dictature argentine des années 1976-1983 qui éliminaient leurs prisonniers en les jetant à la mer d'un avion …

Parallèlement, on découvre le récit d'une mère, ancienne militante révolutionnaire, prisonnière de son passé qui tente d'expliquer à son fils qui ne la connaît pas, comment elle a été contrainte de l'abandonner pour lui sauver la vie.

Une histoire poignante qui nous est dévoilée par des séquences où le passé et le présent s'entrecroisent ...

Un livre qu'on ne lâche plus une fois commencé ! NF

Patrick Grainville : Falaise des fous

Une immersion qui nous plonge dans une période s’étendant de la Guerre de 1870 à la fin de la Guerre de 1914.

Une rencontre avec le monde artistique de l’époque, écrivains, poètes, peintres ou musiciens avec lesquels nous vivons l’espace de ce livre, sur les côtes normandes.

Alors que nous les connaissions « à travers leur cadre », nous découvrons des hommes qui vivent, fêtent, s’apprécient ou s’affrontent, amis ou rivaux, avec leurs opinions politiques. Nous ne pourrons voir leurs œuvres sans que ne transparaisse l’homme que nous avons rencontré.

Nous découvrons une époque riche de diversité, où le Progrès est omniprésent, soleil qui illumine l’avenir avec certitude. Mais où se déchire une société que l’affaire Dreyfus embrase. Où l’on sent les ingrédients qui vont aboutir aux deux guerres mondiales.

Beaucoup de sensibilité et d’intelligence.

Merci Patrick Grainville, qui en même temps nous donne soif de Normandie et ses cieux perlés. AN

Jodi PICOULT: Mille petits riens

Ruth est sage-femme depuis plus de vingt ans. C’est une em­ployée modèle. Une collègue appréciée et respectée de tous. La mère dévouée d’un adolescent qu’elle élève seule. En prenant son service par une belle journée d’octobre 2015, Ruth est loin de se douter que sa vie est sur le point de basculer.
Pour Turk et Brittany, un jeune couple de suprémacistes blancs, ce devait être le plus beau moment de leur vie : celui de la venue au monde de leur premier enfant. Le petit garçon qui vient de naître se porte bien. Pourtant, dans quelques jours, ses parents repartiront de la Maternité sans lui.
Kennedy a renoncé à faire fortune pour défendre les plus démunis en devenant avocate de la défense publique. Le jour où elle rencontre une sage-femme noire accusée d’avoir tué le bébé d’un couple raciste, elle se dit qu’elle tient peut-être là sa première grande affaire. Mais la couleur de peau de sa cliente, une certaine Ruth Jefferson, ne la condamne-t-elle pas d’avance ?
Avec ce nouveau roman captivant et émouvant, Jodi Picoult aborde de front le grand mal américain et nous montre – à travers les petits riens du quotidien, les pas vers l’autre – comment il peut être combattu. A.R.

Delphine de VIGAN : Les loyautés

    Dans son dernier ouvrage "Les loyautés" Delphine de Vigan décrit la souffrance des enfants perdus, des parents en crise et les difficultés des adultes qui veulent les protéger contre leur milieu et contre eux-mêmes.

    Elle montre surtout comment les traumatismes de l’enfance façonnent une personnalité.

    Delphine de Vigan, subtile, concise et bouleversante révèle aussi des loyautés qui conduisent certains (parent, enfant, camarade ou enseignant) avec leurs moyens à soutenir l’autre pour tenter de le sauver.

   A lire CC

 

Gaël FAYE : Petit Pays

Gaël Faye - chanteur de rap - écartelé entre Afrique et France a retrouvé une identité grâce à l'écriture. - "Petit pays" c'est le Burundi.

De père français et de mère rwandaise tutsi, Gaël vit pendant une dizaine d'années une enfance heureuse à Bujumbura, la capitale. L’époque de son enfance, il la retrace à travers les yeux de Gaby, 10 ans. Il y décrit par une écriture éminemment poétique et musicale les mangues savoureuses dégustées, à même les arbres, les odeurs des bougainvilliers, les chaudes après-midi sans fin à errer avec une bande de copains.

Il veut par là ressusciter ce paradis perdu même si celui-ci est perturbé par le divorce de ses parents, les troubles ethniques entre tutsis et hutus, le génocide des tutsis au Rwanda. - Ce quotidien heureux, c'était avant cette tragédie qui est à l'origine de son exil  en 1995 ; Il quitte alors son père et rejoindra sa mère en France. MN

elena FERRANTE : L'enfant perdue

Elena Ferrante, Une saga : "L’amie prodigieuse", "Le Nouveau Nom", "Celle qui fuit et celle qui reste", "L’Enfant perdue".

  Naples, fin des années cinquante, deux amies, Elena et Lila, vivent dans un quartier pauvre de la ville et deviennent amies sur fond de violences et de rêves de grandeur.

  A la fin du 4ème tome, après avoir embrassé soixante ans d’histoire d’Elena et de Lila, de Naples et de toute l’Italie, la saga se conclut en apothéose.

  Plus que jamais dans " L enfant perdue" Elena Ferrante nous livre un monde complet, riche et bouillonnant, un monde qu’on quitte a regret et qu’on n’oublie pas. CC

 

Colin Niel : " Seules les Bêtes "

Tout commence avec Alice, jeune assistante sociale, hyper efficace, dont le boulot consiste à vadrouiller dans la campagne, rendre visite aux agriculteurs, leur expliquer à quelles aides ils ont droit, leur faire un brin de causette, eux qui sont si seuls, si isolés …  « Un agriculteur se suicide tous les 2 jours »

Puis, il y a Joseph qui élève des brebis à qui il parle plus souvent qu'aux femmes depuis que sa mère est morte. Seul, immensément seul et isolé ... 
Et puis il y a Michel, le mari d'Alice, et puis, et puis, …
Cinq personnages, en cinq chapitres, vous donnent leurs versions, vous content leurs histoires qui aboutissent toutes au même fait: une femme a disparu.
Magistral, rude, virtuose, original, intelligent, ultra réaliste, social, rural, journalistique …

Ne passez pas à coté de cet excellent roman policier français ...

"La voix des vagues" de Jackie Copleton

Lorsqu’un homme complètement défiguré frappe à sa porte et lui annonce qu’il est son petit fils disparu depuis des années, Amaterasu Takahashi est bouleversée. Mais peut-elle le croire ?
Sa vie a basculée le 9 août 1945 le jour où les Américains ont bombardé Nagasaki.
Pendant des semaines, elle a cherché les siens dans la ville en  ruine. En vain.
Avec l’arrivée de cet homme, s’ouvre une boîte de pandore d’où s’échappent les souvenirs.
Ametarasu qui a quitté le Japon pour les Etats-Unisse remémore ce qu’elle a cherché à oublier ;
Roman à la beauté poignante, la Voix des vagues , explore le chagrin, la douleur, le remords, l’ombre tragique des secrets de famille et nous entraîne dans le Nagasaki d’avant-guerre.

"L'Art de perdre" d'Alice Zeniter

 

Le grand père d’Alice Zeniter est mort avant qu’elle ait pu lui demander pourquoi l’histoire avait fait de lui un « harki » Dans une fresque romanesque puissante et audacieuse Alice Zeniter raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille prisonnière d’un passé tenace. Mais ce livre est aussi un grand roman sur la liberté d’être soi au-delà des héritages et injonctions intimes ou sociales .Excellent roman qu’on ne peut plus lâcher après l’avoir commencé ! (CC)

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"Check-Point" de Jean-Christophe Rufin

J’ai beaucoup aimé « Check Point » de Jean-Christophe Rufin, éditions Gallimard

C’est l’histoire d’un convoi de deux camions d’ ONG et des quatre hommes qui les pilotent, ainsi qu’une femme, Maud, éloignée au départ de toute idée d’aventure amoureuse.

Ces cinq personnes sont toutes très différentes de l’image habituelle des volontaires humanitaires.

Mais petit à petit le lecteur apprend que certains de ces hommes ont ... certains secrets ...

C’est inattendu, les personnages sont dignes d’un roman policier, et c’est captivant. J. M.

(Prix Grand Témoin de la France Mutualiste 2015)

"La couleur de l'eau" de Kerry Hudson

Kerry hudson

De Londres à la Siberie, Kerry Hudson tresse un recit d'une grande finesse, mêlant portrait social et histoire d'amour moderne.

Un conte doux-amer d'amour et de déception tragique, imbibé d'alccol et de sexe ...

Deux personnages attachants qui vous prennent aux tripes et vous bouleversent.  C.C.

"En attendant Bojangles" de Olivier Bourdeaut

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C'est une histoire d'amour fou, un premier roman qui veut « botter le cul à la raison », porté par la voix de Nina Simone. Devant leur fils en extase, Louise et Georges forment un couple fantasque. Ils dansent jour et nuit dans leur immense appartement tout en buvant des cocktails colorés.

Dans cette fable pétillante comme une flûte de champagne, la mort est un mensonge et devient prétexte à poésie. On rit comme on pleure au rythme de la valse. Quand le fils admiratif prend la parole, on croirait une chanson de Boris Vian, à la fois allègre et humoristique. Mais lorsque le père écrit son journal, un autre ton, légèrement suranné et plus inquiet, vient se glisser comme une image fitzgéraldienne. Ce court roman file sur la piste de danse, robes en corole et chaussures cirées. En quelques bulles, il est déjà terminé, donnant envie de réécouter encore une fois la voix chaude de Nina Simone dans Mr Bojangles, un conte parfumé à la nostalgie. A.R.

Karen VIGGERS : "La mémoire des embruns"

Karen viggers

Présentation de l'éditeur
"Absolument sublime, un des dix livres de l'année" Gérard Collard - Le Journal de la santé. Mary est âgée, sa santé se dégrade. Elle décide de passer ses derniers jours à Bruny, île de Tasmanie balayée par les vents où elle a vécu ses plus belles années auprès de son mari, le gardien du phare. Les retrouvailles avec la terre aimée prennent des allures de pèlerinage. Entre souvenirs et regrets, Mary retourne sur les lieux de son ancienne vie pour tenter de réparer ses erreurs. Entourée de Tom, le seul de ses enfants à comprendre sa démarche, un homme solitaire depuis son retour d'Antarctique et le divorce qui l'a détruit, elle veut trouver la paix avant de mourir. Mais le secret qui l'a hantée durant des décennies menace d'être révélé et de mettre en péril son fragile équilibre. Une femme au crépuscule de sa vie. Un homme incapable de savourer pleinement la sienne. La Mémoire des embruns est une émouvante histoire d'amour, de perte et de non-dits sur fond de nature sauvage et mystérieuse.

 

 

Donato CARRISI : "Malefico"

Donato carrisi

« Piquant et complexe, ce thriller prouve que, décidément, le diable est dans les détails. [...] Carrisi est le conteur piquant et méticuleux du mal. »
Sandrine Mouchet, Gala

« Suspense intense, découpage haletant, Carrisi qui n'est pas scénariste pour rien nous fait redécouvrir une ville sous tension à partir de réalités qu'il a su habilement mêler à la fiction. »
Marie Chaudey, La Vie

« Pas très catholique, mais diablement réussi. »
Julie Malaure, Le Point

« Ce qui frappe dans ce thriller, c'est l'épaisseur humaine des personnages, même secondaires, et surtout, la densité du décor, en l'occurrence Rome et le Vatican. À découvrir ! » Le Soir

« L'auteur italien mène de main de maître le suspens de ce thriller, presque tout aussi noir que ne l'était Le Chuchoteur. »
Florie Cedolin, Toutes les Nouvelles de Versailles

« Le retour du prodige italien du thriller. »
La Marseillaise


 

Isabelle MONNIN : "Les gens dans l'enveloppe"

Isabelle monnin

En juin 2012, j’ai acheté sur Internet un lot de 250 photographies d’une famille dont je ne savais rien. Les photos me sont arrivées dans une grosse enveloppe blanche quelques jours plus tard. Dans l’enveloppe, il y avait des gens à la banalité familière, bouleversante. Je n’imaginais alors pas l’aventure qu’elle me ferait vivre.
J’allais inventer la vie de ces gens puis je partirais à leur recherche. Un soir, j’ai montré l’enveloppe à mon meilleur ami, Alex Beaupain. Il a dit : « On pourrait aussi en faire des chansons. » L’idée semblait folle.
Le livre contient un roman, un album photo, le journal de bord de mon enquête et un disque, interprété par Alex, Camelia Jordana, Clotilde Hesme et Françoise Fabian. Les gens de l’enveloppe ont prêté leur voix à deux reprises de chansons qui ont marqué leur vie.
Les gens dans l’enveloppe est ainsi un objet littéraire moderne et singulier. Faisant œuvre de vies ordinaires, il interroge le rapport entre le romancier et ses personnages. Il est surtout l’histoire d’une rencontre, entre eux et moi.


Isabelle Monnin est l’auteur des Vies extraordinaires d’Eugène, de Second tour ou les bons sentiments et de Daffodil Silver.